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Marché immobilier / Juillet 2022

Marché immobilier / Juillet 2022

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Comme chaque mois, la Fédération publie son baromètre de l’immobilier FNAIM-Clameur et dresse, de manière synthétique, un état du marché locatif et de la transaction dans 70 villes et dans l’ensemble des départements et régions (prix, ventes, évolution de l’offre et loyers…).

Télécharger le baromètre FNAIM juillet 2022 dans son intégralité.

Analyse mensuelle juillet 2022

Le nombre de transactions sur 12 mois glissants s'érode depuis septembre 2021, un peu en dessous de 1 200 000 ventes en France. Il reste toutefois en augmentation sur un an à fin mars 2022 (autour de +12%). Les prix ralentissent nettement depuis 3 mois, en lien avec la hausse des taux. Sur un mois, ils sont même en très légère baisse (-0,2%) en France au 1er juillet 2022. Sur un an, ils restent toutefois en hausse : +7,1%, contre +8,2% début avril. Les maisons voient leurs prix augmenter de +9,2%. En dehors de Paris, où ils poursuivent leur baisse (-2,1%), les prix augmentent à peu près partout sur le territoire. Ils augmentent moins vite en banlieue parisienne (+3,2%) et dans les plus grandes villes de province (+4,2%) que dans le reste du territoire : +8,1% en moyenne en province, confirmant les tendances nées de la crise sanitaire. C’est toujours en Bretagne (+12,8% !) et dans une moindre mesure en Nouvelle-Aquitaine (+10,0%) que les évolutions sont les plus fortes, avec notamment +14,0% à La Rochelle. Parmi les 70 grandes villes sélectionnées, c’est à Saint-Etienne que les loyers et les prix sont les plus bas.

L’offre semble se redresser, ce qui pourrait diminuer la pression sur les prix. Les taux des crédits immobiliers vont continuer à augmenter dans les prochains mois dans le sillage d'une inflation très forte (+5,8% !). La crise économique se diffuse lentement mais sûrement, et le marché du logement est en train de s'infléchir.

Analyse structurelle

Le marché du logement est très dynamique depuis 2016, soutenu notamment par une forte baisse des taux d'intérêt de crédit et, depuis la crise sanitaire, par une épargne abondante chez une partie des ménages. Le nombre de transactions a fortement augmenté sur la période, atteignant un record absolu en 2021 avec 1 177 000 ventes de logements. Les prix, qui avaient fortement augmenté dans les années 2000, puis fléchi de 2012 à 2016, sont repartis à la hausse.

Le pouvoir d'achat immobilier des ménages reste à un niveau élevé à l'échelle nationale, grâce aux taux très bas des crédits et à des revenus des ménages en hausse régulière. Dans les zones tendues et notamment dans certaines grandes villes, la capacité d'achat des ménages est en revanche limitée et à un niveau bas comparé à l'historique. Le phénomène de métropolisation en cours durant les années 2010 est toutefois remis en cause par la crise sanitaire. Les maisons sont aujourd'hui davantage plébiscitées et les communes balnéaires, villes moyennes, petites ou rurales ont profité du changement d'aspiration des acheteurs.

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