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Propriétaires : quelles taxes et impôts ?
Comme près de 60 % des Français, vous souhaitez accéder à la propriété ?
Sachez qu’en plus de l’achat, vous devez prendre en compte le coût d’usage du logement, et aussi, la fiscalité imputable au propriétaire.
Il est donc conseillé de faire appel à un professionnel pour faire le tour de la question et éviter les mauvaises surprises.
Article validé par un juriste FNAIM
Dernière mise à jour : octobre 2025

Les propriétaires qui vivent dans leur logement doivent s’acquitter des impôts locaux : la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, la taxe foncière sur les propriétés bâties et la taxe (ou redevance) d’enlèvement des ordures ménagères.
À noter : Depuis 2023, la taxe d'habitation sur la résidence principale est supprimée, mais elle est en revanche maintenue sur les résidences secondaires.
Il existe cependant des cas d’exonérations totales ou partielles et de dégrèvement pour la taxe foncière sur les propriétés bâties.
Les propriétaires de terres, de carrières, d’étendues d’eau, etc. sont assujettis à la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Ils peuvent en être exonérés totalement ou partiellement sous certaines conditions (terrains ensemencés, vergers, etc.).
Le propriétaire bailleur doit payer la taxe foncière sur les propriétés bâties et la taxe ou redevance d'enlèvement des ordures ménagères. En fonction du type de bail il peut demander le remboursement de la taxe des ordures ménagères à son locataire au titre des charges récupérables.
Les revenus locatifs perçus par le propriétaire sont assujettis à l’impôt sur le revenu. Le propriétaire bailleur doit les déclarer différemment selon le type de location (meublée ou nue).
Les revenus locatifs des locations nues relèvent de la catégorie des revenus fonciers imposables, soit sous le régime du micro-foncier, soit sous le régime du réel.
Pour bénéficier du régime micro-foncier (ou forfaitaire), le revenu brut perçu par le propriétaire bailleur et tiré de la location ne doit pas excéder 15 000 € (charges non comprises) pour l’ensemble du foyer fiscal.
Ce régime prévoit un abattement forfaitaire pour charges de 30 % sur les revenus locatifs perçus. Cet abattement, automatiquement calculé par l’administration fiscale, doit permettre de couvrir les frais avancés par le propriétaire. Ce dernier ne peut donc déduire aucune charge réelle de ses revenus fonciers et ne peut donc pas générer de déficit foncier.
Ce régime est incompatible lorsque le propriétaire bailleur (ou un autre membre de son foyer fiscal) perçoit des revenus fonciers d’immeubles particuliers comme par exemple un monument historique donné en location, un logement soumis à un régime spécial comme le dispositif « Robien » ou « Scellier » …
Les revenus tirés de la location meublée longue durée relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Comme pour les revenus des locations vides, il existe deux régimes d’imposition aux BIC.
Jusqu'au 31 décembre 2026, les propriétaires qui louent une pièce meublées de leur logement principal (une chambre bien souvent), n’ont pas à déclarer leurs revenus locatifs.
À condition que :
Pour 2025, le loyer annuel (hors charges par mètre carré de surface habitable) ne doit pas dépasser :