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Immobilier et crise sanitaire

Quel est l’impact de la crise sanitaire sur l’immobilier et sur les attentes des ménages ?

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La crise sanitaire a modifié les modes de consommations et les projets de vie. Sur le plan immobilier, de nouveaux comportements voient le jour avec la généralisation du télétravail et l’appétence pour les villes moyennes et les maisons.

immobilier et crise sanitaireDernière mise à jour : mai 2021

La crise sanitaire de la Covid-19 que nous traversons depuis 2020 a profondément impacté notre quotidien, nos façons de consommer et nos projets de vie.

Dans le cadre du Congrès FNAIM 100 % digital de novembre 2020, Pascale HÉBEL, directrice du pôle Consommation et Entreprise du CRÉDOC*, a partagé une étude relative à l’impact de cette crise sanitaire sur les attentes et comportements des consommateurs.

*Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie

Des consommateurs inquiets pour leur pouvoir d’achat

Les Français sont heureux, mais inquiets sur l’avenir, notamment quant à leur pouvoir d’achat.
La crise sanitaire a, en effet, fait chuter la confiance des ménages français en avril 2020 (-8 points), une baisse qui s’est stabilisée depuis, à un niveau inférieur à la moyenne habituelle.

Nous constatons cependant que le moral des Français est bien meilleur qu’au sortir de la crise de 2008, même si la crainte de perdre son emploi reste présente.

Conséquence logique et naturelle à ce contexte, les Français épargnent !
Selon les estimations de la Banque de France, les restrictions liées à la crise sanitaire (ainsi que le soutien de l’État aux ménages) auront généré un flux d’épargne d’environ 130 milliards d’euros fin 2020.

En termes de consommation, une frénésie d’achat a été observée à la suite du premier confinement, durant l’été 2020. Cet engouement s’est ensuite stabilisé et la consommation est repartie à la baisse en septembre, moment où l’anxiété des Français relative à leur pouvoir d’achat à repris le dessus sur les habitudes de consommation.

De nouvelles habitudes de consommation

Un renforcement de la digitalisation

75 % des Français achètent désormais sur Internet !

Avant la crise, environ un Français sur deux achetait sur Internet ; ils sont désormais 3 sur 4 à le faire. Cette hausse de la digitalisation concerne surtout les secteurs suivants :

  • Équipements du foyer,
  • Matériel audio-visuel,
  • Électroménager,
  • Meubles,
  • Équipements sport indoor,
  • Bricolage,
  • Cosmétiques

Cette progression du e-commerce restera, a priori, bien ancrée dans l’après crise.

L’élan français vers les commerces de proximité

En parallèle de la tendance croissante de la digitalisation, les Français témoignent un véritable soutien au commerce de proximité (+10 points en 6 ans) avec le réflexe de plus en plus présent du « acheter local ».

Un mode de consommation qui permet de véhiculer un esprit de solidarité envers les petits commerces, mais qui permet également de maintenir le lien social que ces derniers représentent.

Cette double évolution des modes de consommation s’applique également aux professionnels de l’immobilier : on veut s’adresser à l’agent immobilier local, tout en ayant développé le réflexe du digital.

L’enjeu écologique de la consommation de produits durables

On observe une forte fragmentation de la population autour de la consommation de produits durables et notamment autour de l’enjeu écologique.
Une opposition se dessine entre différents types de consommateurs :

  • Les consommateurs « engagés »
    (Ouest et Île-de-France / > Bac +3 / 18-44 ans / Hommes)
    Ils sont prêts à payer plus cher pour des produits bénéfiques pour la planète
  • Les consommateurs « sobres »
    (CSP + / Retraités)
    Ils choisissent la simplicité, le « consommer moins » et sont favorables à aller vers moins de futilités, moins d’achats
  • Les consommateurs « stratèges »
    (CSP - / Ruraux / Femmes / 35-44 ans)
    Nés dans une société de consommation, ils ne veulent pas en sortir et cherchent à consommer plus, en allant vers des prix bas, sans appétence pour les produits durables

Immobilier et crise sanitaire : quelles ont été les conséquences pour l’année 2020 ?

En 2020, les Français ont été moins favorables à l’achat : 47 % des Français pensent qu’il est intéressant d’acheter un logement contre 66 % en 2019.
Entre mars et mai 2020, le premier confinement aura engendré une chute de l’activité des agences immobilières de 80%.

Cependant, le marché immobilier a su se montrer résilient avec une baisse des ventes de seulement 4% sur l’ensemble de l’année 2020.
Une baisse qui a été plus marquée à Paris (-17%), tandis que les communes rurales ont eu le vent en poupe auprès des ménages urbains cherchant à fuir le confinement.

Les inégalités financières sortent accrues de la crise du Covid, et les différentes catégories de populations vivent les choses très différemment.
Les locataires s’inquiétant de ne pas pouvoir payer leur loyer dans les mois qui arrivent (15 %), sont loin des préoccupations d’autres ménages, liées à la qualité de leur environnement de télétravail par exemple.

Malgré des contraintes toujours fortes, des rêves continuent néanmoins de persister pour les projets immobiliers des Français : 8 Français sur 10 rêvent de vivre dans une maison.
On observe également un rebond de l’intérêt vis-à-vis des résidences secondaires.

2021 : quelles perspectives pour l’immobilier ?

Un marché immobilier qui repart sur une belle dynamique

Les restrictions gouvernementales appliquées fin 2020 et début 2021 n’ont pas eu d’impacts majeurs sur le marché immobilier, contrairement à ce qui a pu être observé lors du premier confinement.
Les ménages ont appris à gérer leur quotidien et leurs projets différemment, tandis que les agences immobilières ont démultiplié les solutions digitales pour poursuivre l’activité.

De manière globale, on observe un début d’année 2021 très soutenu en termes de ventes, avec un rééquilibrage entre l’offre et la demande.
Les taux de crédits restent, pour le moment, à des niveaux très bas, ce qui permet également de soutenir le marché de la transaction.

Le succès des villes moyennes et des périphéries

L’attrait des ménages pour les villes de plus petites tailles se poursuit, tandis que le marché immobilier des grandes villes est davantage touché par la crise sanitaire, alors que celui-ci était en progression depuis des années au détriment des villes rurales.

Un rééquilibrage qui tend à perdurer avec le déploiement pérenne du télétravail, favorisant l’éloignement des Français des centres de grosses agglomérations.

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