Location
Garantir ses loyers
Comment garantir ses loyers en toute sécurité ?
Sécuriser ses revenus locatifs est une priorité pour tout propriétaire. Face au risque d’impayés, il existe aujourd’hui plusieurs dispositifs permettant de protéger efficacement son investissement. Entre la garantie loyer impayé (GLI), la caution Visale et le recours à un garant (caution personnelle), chaque solution offre un niveau de sécurité différent et répond à des profils de locataires spécifiques. Comprendre leur fonctionnement, leurs avantages et leurs limites est essentiel pour choisir la protection la plus adaptée à sa situation.
Article validé par un juriste FNAIM
Dernière mise à jour : février 2026

La GLI (assurance des loyers impayés) est une assurance souscrite personnellement par le bailleur ou par l’intermédiaire de son mandataire.
Elle concerne majoritairement les logements à usage d’habitation, que le bailleur soit une personne physique ou une personne morale. Les bailleurs sont essentiellement des particuliers qui investissement pour obtenir un complément de revenu ou préparer leur retraite. Les impayés peuvent avoir un effet dévastateur sur le plan de financement.
(NB : certaines assurances couvrent les impayés de loyers commerciaux)
La GLI garantit le paiement des loyers et des dégradations dont le locataire pourrait s’être rendu responsable.
L’étendue de la garantie est contractuelle.
En effet, chaque contrat définit sa couverture : loyers, charges locatives, détériorations immobilières, frais de contentieux, vacance locative (option), montant de la franchise éventuelle, plafond de garantie…
Sauf résiliation par l’une ou l’autre des parties, la garantie des loyers impayés assure le bailleur pendant toute la durée du bail et ses renouvellements successifs.
Au départ du locataire en place, la validation préalable du dossier du nouveau candidat locataire est obligatoire.
Attention : le contrat d’assurance GLI prévoit un formalisme précis d’actions en recouvrement qu’il est impératif de respecter.
À défaut, l’assurance pourra refuser la prise en charge du sinistre et l’administrateur de biens risque d’engager sa responsabilité civile professionnelle.
Si le propriétaire n’a pas souscrit à une Garantie de Loyers Impayés (GLI), il peut demander au candidat locataire d’avoir un garant, pour se garantir contre les impayés.
Dans les faits, la demande d'un garant est de plus en plus pratiquée.
Dans ces conditions, il est important pour le locataire de savoir vers qui se tourner, et pour celui qui se portera garant, de bien mesurer l'engagement que cela représente.
Le garant, également appelé "caution" (personne physique ou personne morale - entreprise, banque, organisme type Action Logement) s'engage à payer au bailleur, les sommes dues par le locataire, à hauteur d’un certain montant prévu dans l’acte de cautionnement, au cas où ce dernier ne peut faire face à ses obligations.
Le garant peut être :
Il est primordial de vérifier la solvabilité de la personne qui se porte caution. Pour cela, seules les pièces listées par décret peuvent lui être réclamées.
Non-cumul avec une assurance loyers impayés
Si le bailleur a souscrit une Garantie Loyers Impayés (GLI) ou accepté une garantie Visale, il ne peut pas demander en plus un garant au candidat locataire. Si ce dernier est étudiant ou apprenti, le cumul GLI et garant est toutefois possible.
Les bailleurs personnes morales, autres que les SCI familiale, ne peuvent demander un garant au locataire que si :
La garantie Visale est un dispositif de cautionnement gratuit financé par Action Logement.
Il vise à favoriser la mobilité des salariés et faciliter la connexion emploi/logement.
Ce dispositif permet à un bailleur de bénéficier d’un cautionnement par Action Logement lors de la signature d’un bail d’habitation avec un locataire disposant d’un « visa » (attestation qui certifie que le candidat locataire bénéficie de la garantie Visale) en cours de validité.
En cas de défaillance de paiement, la garantie Visale prend en charge le paiement du loyer et des charges locatives pendant les trois premières années du contrat de location.
À l’issue de cette période, le locataire pourra déposer une nouvelle demande de garantie, sous réserve de continuer à remplir les critères d’éligibilité du dispositif.
Sont couverts les loyers mensuels, charges comprises, inférieurs ou égaux à :
Les dégradations locatives sont prises en charge, à concurrence d’un montant maximum de deux mois de loyer et charges, inscrits au bail, en complément du dépôt de garantie (à l’exception du bail mobilité qui se caractérise par l’absence de dépôt de garantie).