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Le marché immobilier / Avril 2021

Le marché immobilier / Avril 2021

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Le marché résidentiel reste de marbre face à la crise.

Dans la continuité d’une année 2020 où le marché du logement a remarquablement résisté à la crise, le rythme des ventes reste très soutenu début 2021. On assiste à un rééquilibrage entre l’offre et la demande, que ce soit dans les zones tendues où l’offre s’est un peu reconstituée ou dans le reste du territoire où la demande se redresse.

La confiance des ménages stable

La crise sanitaire a eu un impact sur la confiance des ménages, qui est relativement stable depuis avril 2020, un peu en dessous de sa moyenne de long terme (100 points). À 94 points en mars 2021, l’indicateur de l’INSEE se maintient malgré tout au-dessus du précédent point bas atteint en décembre 2018 au plus fort de la crise des « gilets jaunes » (88 points), qui n’avait pas eu d’impact sur le marché.

L’épargne des Français est au plus haut. Selon les estimations de la Banque de France, les confinements et restrictions liés à la crise sanitaire (ainsi que le soutien de l’État aux ménages) auront généré un flux d’épargne d’environ 130 milliards d’euros fin 2020.
Les ménages restent toutefois inquiets sur le front de l’emploi en 2021 : leur opinion sur les perspectives d’évolution du chômage reste proche de son pire niveau depuis juin 2013 (à 68 points contre 78 points en juin 2013).
L’impact sur le marché immobilier sera différencié selon les territoires et les annonces locales de réductions d’emplois.

Rythme toujours très soutenu des ventes

La reprise des visites et des signatures de compromis de vente à la suite du premier confinement a entraîné un rebond des ventes à partir du mois d’août 2020. Sur l’ensemble de l’année 2020, les volumes de ventes n’ont baissé que de 4 %.
Le ministère estime qu’environ 1 046 000 transactions ont été réalisées sur les 12 derniers mois à fin février 2021.

Le second confinement et les couvre-feux ne semblent pas avoir eu d’impact majeur sur les ventes à ce jour, les prochains mois le confirmeront compte tenu des délais naturels du marché (visites puis promesse de vente puis vente)

L’évolution géographique des ventes montre une inflexion et une amorce de rééquilibrage territorial : les ventes de logements baissent davantage que la moyenne nationale dans les grandes villes, qui étaient jusque-là plus dynamiques. Ce moindre dynamisme des grandes villes s’observe également en Île-de-France et en particulier à Paris, où les ventes ont baissé de 18 % par rapport à fin 2019

Résistance des prix, fin de l’euphorie dans les grandes villes

L’impact de la crise est à ce jour très mesuré sur les prix. Ceux-ci ont poursuivi leur hausse en 2020 (+4 % en France par rapport à 2019). Les signaux sur les volumes de vente et sur les prix indiquent la même tendance : le marché immobilier est davantage touché dans les grandes villes. Le marché se rééquilibre et les villes moyennes et la périphérie des grandes villes sont pour le moment les gagnantes de la crise. La crise sanitaire, mais surtout le développement pérenne du télétravail dans beaucoup d’entreprises, incitent les français à s’éloigner des grandes villes.

Les prix se stabilisent voire baissent légèrement à Paris, Lyon, Bordeaux et Toulouse, villes où ils avaient fortement augmenté ces dix dernières années.

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