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Le logement en France et en Europe / Mai 2020

Le logement en France et en Europe / Mai 2020

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Retrouvez la synthèse de l'étude annuelle du LABEL de la FNAIM : parc de logements, marché des logements neufs, marché de l'existant, crédits à l’habitat des ménages, économie du logement et logement dans les DOM. Nouveauté de cette édition 2020, une analyse inédite du logement en Europe.

Le LABoratoire Économique du Logement de la FNAIM a publié sa nouvelle étude sur l’analyse du marché immobilier en France sur l’année 2019, un panorama le plus complet possible des informations sur le marché du logement, enrichi d’une comparaison avec les pays d’Europe de l’Ouest.

Le parc de logements et son évolution

Au 1er janvier 2019, le parc de logements français compte 35,7 millions de logements. 82 % de ces logements sont utilisés comme résidences principales, 10 % comme résidences secondaires et 8 % sont vacants.

La part des logements vacants dans le parc est en hausse continue depuis plus de 10 ans (passant de 6,9 % en 2009 à 8,4 % en 2019), notamment dans certaines villes moyennes, ce qui constitue un sujet de préoccupation. Des cartes comparatives de la vacance montrent une hausse importante dans certaines aires urbaines. Dans ce domaine, la France se situe dans la moyenne des pays d’Europe de l’Ouest, dont les taux de logements vacants sont très disparates. En France, 56 % des logements sont des maisons, soit davantage que dans une majorité des pays d’Europe. Si la mobilité résidentielle est très variable selon la localisation et le statut d’occupation des logements (propriétaires ou locataires), la moitié des ménages habitent dans leur résidence principale depuis au moins 10 ans.

Après avoir longtemps augmenté, le taux de propriétaires occupants stagne depuis 6 ans, à 58 %. Ce taux se situe dans la moyenne européenne, avec généralement davantage de propriétaires en Europe du Sud qu’en Europe du Nord. Le taux de propriétaires est toutefois nettement inférieur à la moyenne nationale dans les 10 plus grandes villes de France, avec par exemple 33 % à Paris et 27 % à Strasbourg. Concernant le marché locatif privé, la forte hausse de la part des logements meublés est notable ces dix dernières années. Cette part est en particulier passée de 14 % en 2006 à 22 % en 2016 à Paris, où la proportion de meublés est deux fois supérieure à la moyenne nationale.

La dynamique du marché

L’année 2019 a vu se poursuivre la bonne dynamique du marché du logement depuis quatre ans. L’activité est à la hausse : le nombre de transactions dans l’existant a continué à progresser pour atteindre 1 068 000 sur l’ensemble de l’année, un chiffre très supérieur au plus haut des années 2000 (828 000 en 2005). L’année 2019 a en revanche été moins bonne pour la construction neuve, notamment pour ce qui concerne les appartements. Le nombre de mises en chantier par habitant reste toutefois dynamique dans l’Ouest, dans les Alpes et en banlieue parisienne. De plus, le nombre de mises en chantier par habitant en France reste supérieur à la moyenne européenne.

Concernant les prix, la hausse moyenne est restée de l’ordre de +3 % par an en 2019, avec de fortes disparités (hausse plus importante dans les grandes villes). Ces disparités d’évolution de prix se répercutent dans l’évolution du pouvoir d’achat immobilier, qui conserve en moyenne un bon niveau. L’évolution des prix en France depuis 10 ans se situe dans la moyenne européenne.

Cette dynamique du marché sera remise en cause en 2020 à la suite de la crise sanitaire, au moins en ce qui concerne les volumes de transactions.

L’étude contient également un focus sur les loyers, les bailleurs (30 % des bailleurs particuliers sont non imposables) et les contentieux locatifs.

Le marché du crédit immobilier

En France, les ménages sont en moyenne moins endettés que les autres ménages européens, mais cet endettement français augmente alors qu’il stagne ou baisse dans les autres grands pays européens. Cette hausse de l’endettement, liée à la dynamique du marché immobilier, préoccupe les autorités, qui ont décidé d’énoncer des premières recommandations de restriction de crédit immobilier à partir du 1er janvier 2020. Il s’agit notamment de freiner la hausse de la durée des crédits.

Les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont battu un nouveau record à la baisse en 2019, avec une moyenne de 1,17 % assurance comprise, selon la Banque de France. Ces taux extrêmement bas ont notamment attiré les investisseurs, la part des investissements locatifs dans les crédits (15 %) ayant été plus élevée que les années précédentes.

La politique du logement

Les aides au logement ont poursuivi leur baisse en 2018 pour représenter un peu moins de 40 milliards d’euros. Les prélèvements sur le logement ont, eux, poursuivi leur hausse, atteignant 100 milliards d’euros en incluant la taxe d’habitation et l’IFI.

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