Mobilisation générale
La ministre du Logement vient d'annoncer « une mobilisation du foncier public sans précédent », pour parvenir à construire 500.000 logements neufs par an.
Intervenant devant les sénateurs, Cécile Duflot a révélé les mesures que le gouvernement entend mettre en uvre pour soutenir le secteur de la construction. « La mise à disposition du foncier public sera donc facilitée et simplifiée, avec une forte décote pour la réalisation de logements sociaux », relate notamment Le Moniteur du 10 juillet. « Concernant le foncier privé, poursuit le même jour 20 minutes, elle a indiqué travailler à l'instauration d'une fiscalité spécifique sur les terrains constructibles qui permettra de lutter contre la rétention foncière. » Enfin, un nouveau dispositif de soutien à l'investissement locatif pourrait remplacer le Scellier dès l'an prochain. « Mais, précise Capital.fr, ce coup de pouce fiscal serait, en ce cas, limité aux grandes agglomérations et réservé aux propriétaires qui garantissent des loyers modérés ». L'essentiel de ces réformes pourrait être inscrit dans la prochaine loi de finances, pour application dès 2013.
Niveau historique
La Banque centrale européenne vient de ramener son taux directeur à 0,75 %, son plus bas niveau depuis la naissance de l'Euro. La mesure vise d'abord à permettre aux banques de se refinancer à moindre coût. Mais elle devrait aussi avoir un impact sur le crédit immobilier. « La baisse du taux directeur de la BCE s'est répercutée sur l'Euribor 3 mois, notent Les Échos du 11 juillet. Or, ces taux servent de base pour calculer l'évolution des taux de crédit variable ». Le quotidien économique s'attend donc à une nouvelle baisse des taux variables. Les effets devraient toutefois être moins importants sur les taux fixes. Ceux-ci étaient, il est vrai, déjà orientés à la baisse. « Désormais, remarque Investir, près de 80 % des banques proposent des taux inférieurs à 4 % sur 20 ans (elles n'étaient que 5 % à le faire en janvier dernier) ».
Taux inchangé
Le taux du livret A restera en revanche maintenu à 2,25 % le 1er août. Le gouverneur de la Banque de France a, en effet décidé de respecter la formule de calcul prévue par la loi. « En février, se souvient Le Figaro du 12 juillet, le gouvernement de François Fillon avait choisi de maintenir le taux du Livret A à 2,25 % alors que l'application mécanique de la formule aurait dû le porter à 2,75 % ». La Cour des Comptes a par ailleurs donné son avis sur ce livret. « En tout état de cause, estiment les sages de la rue Cambon cités le 13 juillet par TF1.fr, le doublement du plafond du Livret A et du livret de développement durable devrait, dans le souci de préserver le financement de la Sécurité sociale, conduire à soumettre aux prélèvements sociaux tous les dépôts supérieurs au plafond actuel de ces livrets ».