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Revue de presse du 30 juillet 2012

Crédits : la chute se poursuit

Malgré des taux d'intérêts toujours très bas, le très fort recul des crédits immobiliers n'a cessé de se confirmer tout au long du premier semestre.

Selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA, le montant des crédits immobiliers accordés par les banques a chuté de 33,1 % par rapport aux 6 premiers mois de 2011. « Pour le seul deuxième trimestre, notent Les Échos sur leur site Internet le 24 juillet, la chute est encore plus brutale avec une baisse de 39,2 % par rapport au trimestre correspondant de 2011 ». « En plus de la frilosité des banques, rapporte le lendemain Le Télégramme, deux autres facteurs expliquent ce phénomène : la fin des aides publiques (taux zéro dans l'ancien) et une diminution de la demande ». La situation peut sembler paradoxale, puisque les taux d'intérêts ne sont pas loin d'avoir retrouvé leur plus bas niveau historique. En effet, confirme Challenges, « ils se sont établis en moyenne à 3,59 % en juin, contre 3,97 % par exemple en janvier, perdant 36 points de base en quatre mois ». Pour autant, sur l'ensemble de l'année 2012, les banques ne devraient accorder qu'entre 110 et 120 milliards d'euros de crédits immobiliers, soit une baisse de 25 % à 30 % par rapport à l'an dernier.

Abrogée

Adoptée à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la loi augmentant les droits à construire de 30 % a été abrogée par le Parlement. Le texte, rappelle Libération, « concernait aussi bien la construction de logements neufs que l'extension des habitations existantes. » Citée par Le Figaro dans son édition en ligne du 25 juillet, l'Association des maires de France s'est félicitée de la décision, rappelant que « la loi était trop systématique, inflationniste et source de contentieux ». Pour remédier à la pénurie de logements, poursuit le JDD, l'AMF « propose que l'État puisse céder plus rapidement son foncier avec une décote pouvant aller jusqu'à 100 % pour la réalisation de logements sociaux ». Elle suggère aussi de supprimer tout avantage fiscal lié à la durée de détention de terrains constructibles.

L'électricité aussi

Après celui du gaz, le tarif réglementé de l'électricité vient d'augmenter de 2 %. La hausse est inférieure à ce que préconisait la Commission de régularisation de l'énergie. « Celle-ci, note Le Parisien du 24 juillet, a jugé [...] que la hausse de 2 % ne permettait pas de couvrir complètement les coûts de production d'EDF pour les tarifs bleu et jaune prévus cette année, contrairement à ce que prévoit la législation ». Selon les calculs de la CRE, ces tarifs auraient dû être respectivement relevés de 5,7 % et 2,6 %. Du reste, d'après un rapport sénatorial évoqué par 20 minutes, « la facture moyenne d'électricité d'un ménage français va s'alourdir de 50 % d'ici 2020 et atteindre 1.307 euros par an contre 874 euros en 2011, soit une majoration de 433 euros, à cause des investissements élevés du renouvelable et ceux croissants du nucléaire ».

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