Mars 2012
Même si la dernière loi de Finances a considérablement réduit les dispositifs de soutien à l'immobilier, des aides demeurent pour faciliter l'accession à la propriété, l'investissement locatif ou la rénovation d'un logement ancien.
Qu'il s'agisse de constituer un apport personnel pour mieux appréhender son projet et négocier son crédit immobilier, de financer des travaux de réhabilitation ou d'acquérir un bien pour l'offrir à la location, l'immobilier ouvre droit à des aides de lÉtat. Elles peuvent prendre diverses formes.
Les aides au financementLe PTZ + :
Désormais quasiment limité aux seuls achats de logements neufs, dans sa version 2012, le PTZ+ est assorti de conditions de ressources des candidats accédants.
Pour lancien, seuls sont éligibles les locataires dun logement social HLM mis en vente par lorganisme bailleur (société dHLM, société déconomie mixte).
Le PTZ + reste un prêt réservé aux « primo-accédants », c'est-à-dire aux personnes qui nont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années précédant lémission de loffre de prêt.
Le montant du prêt sans intérêt dépend de la localisation géographique du bien, de sa performance énergétique, de la composition de la famille. Les remboursements (durée) sont eux fonction des revenus des futurs propriétaires.
Le Prêt Action Logement :
Le Prêt Action Logement s'adresse aux salariés (ou retraités depuis moins de cinq ans) des entreprises de dix salariés au moins.
Ce prêt est accordé sous conditions de ressources (plafonds de ressources du PLI), aux primo-accédants à la propriété (sauf en cas de mobilité professionnelle) par les organismes collecteurs du « 1% logement »
pour la construction ou lacquisition dun logement neuf ou ancien. Dans ce dernier cas, le logement doit au moins être classé en « D » sur léchelle de létiquette énergie du DPE.
Certaines entreprises peuvent fixer des conditions d'ancienneté ou privilégier certains publics.
Les prêts conventionnés :
Accordés par les banques ayant passé une convention avec lÉtat, les prêts conventionnés sont proposés à des taux plafonnés en fonction de leur durée (en général de 5 à 30 ans) et peuvent financer la totalité de l'opération dune accession à la propriété en résidence principale.
Destiné aux revenus les plus modestes, le prêt conventionné à laccession sociale (PAS) est accordé sous condition de ressources. Les plafonds de ressources varient selon les zones géographiques et la composition du foyer fiscal.
Les dispositifs dincitation à linvestissement locatif
Des dispositifs liés à l'investissement locatif permettent de bénéficier d'avantages fiscaux.
Le plus connu est le dispositif « Scellier », appelé à disparaître en fin d'année 2012. Il offre en 2012 une réduction d'impôt de 13 % (16 % avant le coup de rabot) du prix de revient de lopération sur tous les logements neufs BBC. Pour les logements non BBC acquis en 2012 mais dont le permis de construire a été déposé avant le 31 décembre 2011, le taux tombe à 6 % (8 % avant le coup de rabot). Le montant du prix de revient de lopération est plafonné à 300 000 euros par logement. Et depuis le 1er janvier 2012, dans ce plafond général de 300 000 euros, un second plafonnement a été introduit variable, de 5 200 euros à 2 000 euros par mètre carré de surface habitable, suivant la zone géographique où le bien est situé.
En contrepartie, le bailleur s'engage à louer le logement pendant neuf ans, sous un plafond de loyer fixé en fonction de la situation géographique du bien. Le locataire doit par ailleurs en faire sa résidence principale. Votée en 2003, la loi « Girardin » favorise les investissements dans les départements et territoires d'Outre-mer. Lavantage fiscal prend la forme dune réduction dimpôt (taux 2012) :
- - de 18 % pour les investissements réalisés pour lacquisition ou la construction dun logement affecté à lhabitation principale du contribuable ;
- - de 26% pour les investissements dans le logement locatif intermédiaire engagés en 2012 (la réduction dimpôt est supprimée pour les investissements ultérieurs).
Pour les investissements réalisés dans le logement locatif à loyer libre, la réduction dimpôt est supprimée pour tout nouvel investissement engagé en 2012.
Les aides à l'amélioration
Les propriétaires désireux de rénover leur résidence principale peuvent également bénéficier d'aides, désormais le plus souvent liées à l'amélioration des performances énergétiques du logement.
Ainsi, l'éco-prêt à taux zéro, généralement remboursable sur 10 ans, finance, dans la limite de 30 000 et sans condition de ressources, une liste précise de travaux d'isolation, de remplacement de systèmes de chauffage ou d'installation d'équipements de production d'eau chaude utilisant une source d'énergie renouvelable.
D'autres subventions peuvent également être obtenues, sous conditions de ressources, auprès de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH), ainsi que des caisses de retraite ou d'allocations familiales.
Enfin, certaines dépenses déquipements réalisées dans la résidence principale (installations en faveur des économies d'énergie et du développement durable) ouvrent droit à un crédit d'impôt compris entre 10 et 32 % du montant des dépenses, selon leur nature.