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Marché immobilier : bilan 2014

Immobilier – le 15/12/2014

Transactions stables, légère érosion des prix moyens et fortes disparités régionales : telles sont les grandes tendances du premier bilan 2014 que vient de publier la FNAIM.

Pour l’année qui s’achève, la Fédération nationale de l’immobilier table sur 720.000 ventes de logements anciens, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2013 (718.000) « Depuis la crise financière de 2008, constate donc l’Express dans son édition en ligne du 9 décembre, le marché n'a pas retrouvé ses volumes de ventes annuels, qui dépassaient les 800.000 transactions, de 2004 à 2007 ». Les prix, pour leur part, enregistrent un repli moyen de 1,7%. « Une baisse des tarifs limitée, équivalente à celle enregistrée en 2012 et en 2013 », note le Figaro. Pour 2015, la FNAIM ne prévoit pas d’évolution majeure. « Nous nous attendons à ce que les prix en 2015 soient stables ou reculent au maximum de 2 à 3%», explique ainsi Jean-François Buet dans les News écos. En l’absence d’un regain de confiance des acquéreurs, « on n'a pas de raison de voir les volumes de transactions augmenter », ajoute le président de la Fédération dans Challenges.

Disparités régionales
Le dynamisme du marché varie cependant fortement selon les secteurs géographiques. « Les régions de la Champagne-Ardenne (+4,4%), de la Franche-Comté (+3,1%) et de la Haute-Normandie (+2,2%) ont connu les hausses de vente les plus significatives », relate Batiactu dans son édition du 10 décembre. A l’inverse, le Centre (-2,6%), le Poitou-Charentes (-1,6%) et la Bretagne (-1,4%) enregistrent les plus fortes baisses d’activité. C’est toutefois en Île-de-France que l’année aura été la plus difficile, précise le Moniteur : « quelque 133.187 logements auront changé de propriétaires d’ici la fin de l’année 2014, toujours selon les prévisions de la FNAIM, contre 156.000 en 2013 selon les données publiées par les notaires ». « Ces volumes de transactions ont même chuté de 25,4% sur dix ans », s’inquiètent les Échos.

Pouvoir d’achat en baisse
Il faut dire que, de 1998 à 2010, le pouvoir d’achat immobilier des ménages a fortement baissé. « Près d’un ménage sur deux (44%) était en capacité d’acheter un bien immobilier correspondant à ses besoins à Paris en 1998, toutes générations confondues. Douze ans plus tard, en 2010, seuls 27% des ménages pouvaient accéder à la propriété », rapporte le site Internet du Monde, citant le 11 février une étude réalisée par l’université Paris-Dauphine et le Crédit Foncier. Les jeunes ménages sont les plus touchés, détaille la Tribune.fr : « Le pouvoir d'achat immobilier des 20-25 ans a été divisé par deux en moyenne dans les principales métropoles de province de 1998 à 2010 ». Géographiquement, complète le Point, « la baisse […] a été la plus forte à Marseille (- 42%), Paris (- 39%), Lille (- 25%), Bordeaux (- 24%), Lyon (- 22%) Nantes et Toulouse (- 20%). »

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