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Taux : la baisse se poursuit

Immobilier – le 11/03/2013

D'après les derniers chiffres de l'Observatoire Crédit logement/CSA, les taux des prêts immobiliers ont battu un nouveau record le mois dernier, s'affichant en moyenne à 3,13%, hors assurance, toutes durées d'emprunt confondues.

Dans l'ancien, le taux moyen se situe même plus bas, à 3,08%. Ainsi, note Le nouvel Obs dans son édition en ligne du 5 mars, « 96,4% des emprunteurs en février 2013 ont pu souscrire un prêt immobilier à un taux inférieur à 4% contre 79,2% en 2012. En un an, les taux d'intérêt ont reculé de 82 points de base, repoussant une nouvelle fois le plus bas niveau enregistré depuis 1945 ». Les spécialistes, observe Le Monde, s'attendent cependant désormais à voir les taux stagner avant d'augmenter légèrement : « Si les taux devraient repartir à la hausse, c'est principalement en raison de la légère remontée depuis le début de l'année de l'OAT, la référence obligataire de l'Etat français, qui sert de base au calcul de l'Euribor, le taux interbancaire auquel les banques se refinancent. » La concurrence que se livrent les banques dans un marché atone devrait toutefois permettre à ces taux de rester durablement à des niveaux très bas.

Idées reçues

Alors que certains experts accusent les secteurs de l'habitation d'être en partie responsables des difficultés que rencontre actuellement l'économie française, la FFB a décidé de publier un document visant à remettre quelques pendules à l'heure. Le recueil, que reprend largement Batiactu, réfute ainsi notamment l'existence d'une bulle immobilière, en analysant la courbe des revenus des ménages et celle des prix de l'immobilier entre 1961 et 2012 : « il n'y a pas de bulle explosive déconnectée de la réalité en France. Une fois prise en compte l'amélioration des conditions de crédit, le prix des logements rapporté au revenu des ménages est plus faible d'environ 20% ». Dans le document, également accessible sur son site Internet, la Fédération rappelle aussi que plus de 400.000 primo-accédants ont été recensés en 2011 comme en 2012, et souligne que la fermeté des prix n'est pas une exclusivité française : « Le Canada, qui a connu un doublement des prix de l'immobilier entre 2000 et 2011, et le Royaume-Uni sont exactement dans la même situation que l'Hexagone, de même que la Belgique et la Suède ».

Faible concurrence

Dans le domaine de l'énergie, les concurrents des opérateurs historiques peinent à trouver leur place sur le marché. C'est en tout cas ce qui ressort des derniers chiffres de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). « Ainsi, rapporte TF1 le 6 mars sur son site Internet, les concurrents d'EDF n'ont séduit que moins de 7% des particuliers, 5 ans et demi après l'ouverture totale à la concurrence des marchés de l'énergie. » Le constat est identique pour le gaz : seuls 11% des abonnés ont quitté GDF Suez. Pourtant, souligne 20 minutes, « d'après le médiateur de l'énergie, c'est sur le gaz que les clients peuvent espérer de plus grosses économies sur la facture (jusqu'à -14%, contre -4% en moyenne pour l'électricité). » Un chiffre extrait du rapport de la CRE explique sans doute en grande partie le statuquo : moins d'un consommateur sur deux (48%) sait qu'il peut changer de fournisseur.

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