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L’incertitude législative accentue la faiblesse du marché immobilier

Immobilier – le 01/07/2014

Le Monde publie un article sur l’impact négatif de l’instabilité législative pour les professionnels de l’immobilier.

Le marché est en repli, même dans l’ancien, comme le montrent les chiffre publiés hier par Century 21, avec au premier semestre un recul des ventes de logements de 2,8% (-6,8% pour les appartements). « Depuis le premier trimestre, c'est le calme plat. Et plus on s'éloigne des agglomérations, plus le marché s'effondre », souligne Jean-François Buet, président de la FNAIM. Pour les professionnels, la conjoncture économique et le niveau des prix n’expliquent pas tout : la situation est aussi liée à la forte instabilité législative qui suscite l’attentisme chez les acquéreurs potentiels. Depuis la promulgation de la loi ALUR, qui a multiplié les documents réglementaires à fournir lors d’une transaction, on assiste à une accélération de la baisse des ventes. Les Échos soulignent pour leur part que, depuis fin mars, il faut dix documents de plus qu’auparavant pour signer une promesse de vente. Au total, les promesses de vente peuvent contenir jusqu’à 1.500 pages. Cette situation freine non seulement les ménages mais également les investisseurs : « il fallait s'y attendre, indique Jean-François Buet. Entre l'encadrement des loyers et les nouveaux droits pour les locataires, les annonces du gouvernement ont créé un climat anxiogène pour les bailleurs. À cela s'ajoute une fiscalité mouvante. Il faudra du temps pour restaurer la confiance. » Ainsi, les investisseurs ne représentent plus aujourd’hui que 15,3% des acheteurs.

Sources :
Immobilier : l'instabilité législative provoque la frilosité des bailleurs privés - Le Monde Éco & Entreprise 01/07
Le choc de complexification bloque les ventes... et mange 30 hectares de forêts - Les Echos 01/07

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