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Bilan et perspectives

Immobilier – le 14/01/2013

La Fnaim a présenté la semaine dernière ses chiffres-clés pour 2012, en même temps que ses prévisions pour 2013.

« On se souvient de [l'année] 2008 et de la crise des subprimes. 2012 restera celle de la crise de confiance ». Jean-François Buet commente en ces termes, le 8 janvier, dans l'édition en ligne de 20 minutes, la baisse de 18,6% du nombre des transactions (655.000 contre 805.000 en 2011). « Le paradoxe, remarque l'Expansion, c'est que les prix n'ont presque pas baissé en 2012 : au quatrième trimestre, il s'affichent en moyenne en recul de 0,8% sur un an dans toute la France ». Cette moyenne cache cependant d'importantes disparités, précise Challenges.fr : « La Fnaim semble [...] distinguer trois zones actuellement : l'Ouest où les prix ont tendance à baisser de façon significative, l'Est où la baisse est modérée, et enfin l'axe Paris-Lyon-Marseille et ses environs où les prix se stabilisent voire progressent encore ». « Ce qui baisse, résume le président de la Fédération dans le Monde, ce sont surtout les biens obsolètes, les passoires énergétiques, les maisons des années 70 ou 80 avec chauffage électrique, les biens mal desservis par les transports ou les commerces ».

Équation à une inconnue

Pour 2013, les perspectives dépendent largement de l'évolution des taux d'intérêt, aujourd'hui historiquement bas. « Il suffirait d'une hausse de 50 points de base pour que le tarif du mètre carré diminue significativement », explique l'Express sur son site Internet. « Les Français en quête d'un appartement ou d'une maison à acheter ne doivent pas trop rêver », tempère toutefois Challenges.fr. La baisse des prix devrait en effet rester limitée, confirme la Croix : « [elle] devrait être comprise entre 0 et -2% l’an prochain ». Une remontée des taux pourrait aussi avoir des effets positifs sur l'activité et« soutenir le marché, pronostique Boursorama.com, en provoquant une réaction chez les particuliers, qui se décideraient à passer à l'acte, de crainte que le coût du crédit n'augmente encore par la suite ».

Un coût social élevé

En attendant, le coût social des transactions perdues en 2012 est élevé. « Les agences [...] ont perdu 10.000 emplois salariés sur un total de 80.000 dans la transaction immobilière, et 3000 d'entre elles, sur un total de 30.000, ont fermé leurs portes en 2012 », déplore Jean-François Buet dans le Figaro du 9 janvier. Et, pour l'heure, poursuit 20 minutes, les prévisions du président de la FNAIM restent prudentes : « En termes d’activité, le premier semestre 2013 risque fort de ressembler au deuxième semestre 2012 et, sauf événement extérieur majeur, on devrait rester sur des volumes d’activité équivalents, avec une chute des transactions comprise entre -8,5% et 0% sur l’ensemble de l’année. »« Le volume des transactions, conclut le Télégramme, pourrait tomber jusqu'à 600.000 ».

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